NUMÉRO 1 — ÉTÉ 2026LES CHEMINS DES CATASTROPHES
Le premier numéro des Amanites s’attache à dépasser les symptômes des crises sociales, économiques et écologiques, pour mettre en lumière les chemins qui nous ont menés à ces impasses.
À travers cette série d'articles de nature plutôt analytique, nous souhaitons contribuer à jeter les bases d'une compréhension commune, condition nécessaire à l’élaboration de stratégies d’action porteuses d’une réelle transformation sociale.
TOUS LES ARTICLES DU NUMÉROUne nouvelle revue, lancée dans un environnement médiatique déjà surchargé. Pour quoi faire? Comme dirait Alain Deneault : « Pour faire que ». Faire qu’un discours marginal mais nécessaire soit enfin porté largement.
Les revendications progressistes ne suffisent pas. Les crises actuelles sont inhérentes au système industriel, qu’il faut en grande partie abandonner.
La machine de mort, aussi folle soit-elle, est devenue le cours normal des choses. L'État, l'école, le travail, l'endettement, la fatigue, le progrès, l'innovation, la guerre. Le ravage du monde au nom de la sainte-économie.
La faillite des idéologies du passé laisse toute la place à une alliance techno-conservatrice. Face au basculement qui vient, il est urgent de construire un nouvel imaginaire à même de la vaincre et de mobiliser les forces du changement.
Ne vaudrait-il pas mieux se passer de chef? N'y a-t-il pas d'autres moyens d'atteindre un objectif collectivement? Penchons-nous sur la question.
La relation enfant-adulte, toujours asymétrique, permet à ce dernier de conserver le monopole de la définition du vrai, du raisonnable et du légitime. L’enfant, lui, est sommé de s’y conformer.
Le temps pour écrire. Le temps pour ralentir. Le temps pour décroître. Pendant que certain·es réfléchissent, les systèmes continuent de tourner grâce au travail visible et invisible des autres.
La course à la croissance tend à transformer chacun d’entre nous en simple rouage d’une mégamachine à accumuler du capital et de la puissance technique.
Si le système actuel est bel et bien en train de s’effondrer, le monde continue de fleurir et nous avons le choix d’accompagner ce qui tente de naître.
Nous voulons être ces lignes de fuite, des fuyards du dehors, des marcheurs rimbaldiens. Nous ne proposons pas de programme politique parce que nous voulons bâtir notre révolte sur rien.